Benedicte CHANUT – « Le carnet de JANVIER » – Une histoire d’amour passionnante …

23 mars 2008

Il y a 10 ans …

Publié par benedictechanutpeintre dans Il y a 10 ans

Il y a 10 ans, le premier Janvier, un jour où ici dans les Pyrénées Orientales, il neigeait, j’avais froid, je grelottais, je n’avais pas encore deux mois, et j’apprenais déjà la vie. De légers flocons tombaient sur moi, sans que je puisse réagir.
Au loin, j’entendais du bruit, un bruit clinquant de fer. J’avais, peur, et j’étais envahi, par un désarroi total.

Soudain, de la chaleur, une énorme chaleur, levant les yeux, je vis deux énormes narines au dessus de moi. La chaleur qui se dégageait de ses narines était tellement chaude que cela formait comme une buée très épaisse. Mon carton bougeait dans tous les sens, comme le tangage d’un bateau ivre.

Une douce voix, se fit entendre « doucement Mel, qu’est ce que tu as encore trouvé pour faire l’idiot ». Un ronflement sourd se fit entendre, toujours suivi de cette brume sortant des ces narines. J’avais l’impression d’être dans un brouillard épais, chaud, et froid à la fois …

Le voix reprenait : « Bon, ok, tu as encore gagné, qu’est ce que c’est, attends, je descends, arrêtes, si tu continues tu vas me faire tomber. »

De longs cheveux blonds tombaient sur moi, et de grands yeux bleus me regardaient, remplis de douceur, d’incompréhension et de déssaroi.

Regardes Mel, ce que tu as trouvé, un petit chien, quelle horreur, abandonner un si petit chien, par ce froid dans un carton. Une pure honte.

Lentement une main s’approche de moi, et très délicatement me souleva. Je me mis à trembler, trembler …

« Allons, n’ai pas peur, c’est fini, viens, je vais te réchauffer. » Et, elle me blottit contre elle, fermant sa veste, quel délice, quelle douceur.

« Doucement Mel, ne bouge pas trop, que je ne lui fasse pas de mal. »

Et à nouveau je fus bousculé, cela bougeait dans tous les sens, mais, je n’avais pas peur, pas peur du tout. Doucement je regardais par dessus la fermeture éclair, ooohh j’étais haut, très haut, mais ou étais-je? Elle n’avait pas peur, elle souriait et me caressait afin de me rassurer par dessus sa veste …

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